Plan départemental d'insertion :
La DDASS de l'Aveyron relance le dispositif

Dans l'Aveyron, le Programme départemental d'insertion (PDI) a fait l'objet d'une démarche participative la plus large possible, à l'initiative conjointe de la DDASS et du Conseil général.

Jusqu'alors annuel, le PDI a finalement été élaboré pour trois ans (2000 à 2002), doté de réponses et de moyens adaptés. La méthode a consisté à réunir, au sein de groupes de travail, tous les partenaires de l’insertion sous la houlette de la DDASS - en particulier de la chargée de mission RMI, Marie-Pierre Royer - et du Conseil général institutions, administrations et associations. Ils ont travaillé à partir de diagnostics, d’études de besoins (effectuées, par exemple, dans le cadre des Comités locaux d’insertion) et de propositions émanant de groupes de travail, constitués pour l’occasion et réunis trois ou quatre fois en 1999. Contrairement aux précédentes options purement administratives, il a été décidé d’intégrer les acteurs de terrain à la réflexion et ce, dès l’origine.

Les groupes de travail correspondent à trois problématiques principales rencontrées dans l’Aveyron, en l’occurrence auprès de trois publics différents. D’abord, les personnes vivant avec le RMI depuis plus de dix ans, soit 7 % des 3000 bénéficiaires du RMI du département. Ensuite, les jeunes de 25 à 35 ans - en particulier les diplômés, nécessitant des actions spécifiques - qui représentent 40 % des RMlstes. Enfin, les femmes - dont 82 % forment des familles monoparentales - soit un bénéficiaire du RMI sur deux. Elles sont souvent peu qualifiées, disposent d’une faible expérience et sont peu disponibles du fait de leurs contraintes familiales. Pour chacun de ces publics, plusieurs pistes d’actions prioritaires ont été définies.

L'association "Village Douze" a créé un atelier d'insertion qui oeuvre dans les secteurs du bois et du bâtiment.
"Des synthèses des réunions par groupe de travail ont été effectuées, nos idées ont été prises en compte. Pour notre part, nous avons pu exprimer le besoin de créer un lieu d’écoute et d’accueil pour les jeunes. Reste à savoir quels moyens seront injectés dans le PDI et comment en serons-nous informés. Nous souhaitons que cette démarche innovante ne reste pas lettre morte ", témoigne un responsable associatif, Jean-Louis Thenail, directeur de l’association Village Douze.
Acteurs Magazine N° 43
Karine Pollet.
En collaboration avec Marie-Pierre Royer,
chargée de mission RMI à la DDASS de l'Aveyron.