Communiqué de presse

13 avril 2000 Cas de méningite à Rodez

La fillette hospitalisée samedi, et dont la DDASS  confirme qu'il s'agit d'un cas de méningococcémie avéré est actuellement traitée au service pédiatrie à l'hôpital d'Albi où son état est jugé satisfaisant.

Grâce à la diligence des services des affaires sanitaires et sociales, du médecin traitant, de la gendarmerie et de l'éducation nationale, le dispositif mis en place par la préfecture de l'Aveyron a permis de retrouver les personnes ayant été en contact avec la fillette afin de leur appliquer une prophylaxie.

Il est impératif que les personnes pour lesquelles un traitement antibiotique de prévention a été prescrit, suivent ce traitement dans son intégrité.

Il semble utile cependant de rappeler quelques règles sur les mesures à prendre autour d'un cas de ce type.

Qu'est-ce que la méningite à méningocoque

C'est une maladie grave qui touche surtout l'enfant et les personnes vivant en communauté (écoles, internat, casernes…). Les cas sont plus fréquents à la sortie de l'hiver.

Quelle est son origine ?

Elle est due à un germe, le méningocoque, qui se transmet essentiellement par les sécrétions salivaires émises lors de la toux ou de la parole.

20% de la population héberge ce germe peu résistant qui ne peut vivre en dehors de la gorge.

Ces personnes sont dites des "porteurs sains" car elles ne présentent aucun signe de maladie ; en effet, dans plus de 90% des cas, en contact du méningocoque, l'organisme sécrète des anticorps qui le protègent efficacement.

Dans des conditions particulières, certains individus ne sécrètent pas d'anticorps et vont développer une maladie (septicémie, méningite…) d'évolution rapide et grave en dehors d'un traitement médical adapté et précoce.

Que faut-il faire ?

En présence d'un cas déclaré de méningite et dès que celui-ci est diagnostiqué, le médecin traitant contacte le médecin de la DDASS pour définir les mesures à prendre pour éviter tout nouveau cas. Ces mesures ont pour but d'empêcher l'acquisition de la bactérie par des sujets sains qui ont été en contact étroit avec le malade et de rompre la chaîne de transmission.

Des mesures prophylactiques bien codifiées par le ministère de la santé sont alors mises en place par le médecin de la DDASS en collaboration étroite avec le médecin traitant et/ou le médecin de la collectivité intéressée (médecin scolaire, médecin du travail…). Ces mesures consistent :

Les sujets contacts pour lesquels la prophylaxie est à appliquer sont définis très précisément et nominativement par le médecin de la DDASS et le médecin traitant. Ces personnes sont:

La désinfection des locaux (habitations, salles de classes, gymnases, piscines…) est totalement inutile, le germe ne pouvant vivre que dans l'organisme.